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UNE PARTIE DES CODES APPARTIENT A CAMILLE (WILD DRAGON) ET LE HEADER A ERIKOIEN
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 if i lay here would you lie with me

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MessageSujet: if i lay here would you lie with me   Sam 10 Déc - 21:07


ZELDA HAMILTON && SELIM ROSENBACH

If I lay here if I just lay here would you lie with me and just forget the world ? forget what we're told before we get too old show me a garden that's bursting into life let's waste time chasing cars — J’étais arrivée en retard à la réunion. Je n’arrivais jamais en retard, par principe. J’aurai pu citer un million de raison pour justifier du fait que je ne m’autorisais pas à arriver en retard. Mais je n’avais clairement pas le temps aujourd’hui. C’était une question de respect en même temps : dans ce groupe de soutien, j’étais sensée aider les autres, être présente pour eux, être une oreille attentive. Et je me permettais d’arriver en retard.
Encore vêtue de ma blouse, j’ouvre la porte sans un bruit et salut d’un simple geste de main la personne responsable du groupe de parole aujourd’hui. Sur la pointe des pieds, je me dirige vers le circle qu’ils ont tous formés. Certaines des personnes présentes aujourd’hui sont passés par mon service, d’autres non. Je connais déjà l’histoire de certains : Mike a eu un accident de voiture et a passé trois semaines dans le coma, depuis, il a peur de reprendre la voiture. Johanna n’est pas passer loin de la noyade, maintenant elle a peur de prendre une simple douche. Je connais chaque détail de mes patients, anciens ou nouveaux, par principe. Parce que je considère que le temps qu’ils sont dans mon service, je suis leur famille. Et même s’ils finissent heureusement par partir de l’hopital, ils ont toujours une place dans mon coeur.
On finit par terminer la séance. Le responsable nous invite donc à nous diriger vers le buffet, comme chaque semaine. Ni une, ni deux, bien que je n’ai absolument rien fait, je me sers un café et me dirige vers la boite à donuts, que je vois, bien malgré moi, presque déjà vide. Je fais alors de grands pas vers la boite, espérant atteindre le dernier donut avant quelqu’un d’autre. Je tends mon bras afin de saisir mon but. Mon ventre grogne déjà. De voir tout ce sucre me donne faim. Mes doigts finissent enfin par toucher la patisserie que j’enfile aussitôt dans ma bouche. Je relève alors les yeux, profitant de cette dose de sucre que j’ai attendu pendant tout mon service.
Mon regard croise alors celui de quelqu’un qui, apparemment, aurait lui aussi voulu se délecter de ce délicieux donut.
« Selim »
La bouche pleine, je tente alors de sourire.
« Vous êtes de nouveau sur vos deux pieds à ce que je vois » je tente de marmonner, en mâchant.
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MessageSujet: Re: if i lay here would you lie with me   Dim 11 Déc - 20:30

Selim Rosenbach a écrit:
Assis au 3ème étage de l'UCSF Medical Center, je contemple patiemment la moquette couleur avocat délavé en attendant que la salle de réunion se remplisse. L'ennui quand on a renoncé à l'usage d'un téléphone portable dans la vie quotidienne se manifestait particulièrement dans les moments d'attente. On se retrouvait soudainement les bras ballants, les mains vides, à contempler le bout de ses chaussures ou, en l'occurrence, la moquette de la salle de réunion. Certaines personnes, arrivées au compte-goutte, parlaient entre elles en sirotant thé ou café dans des gobelets en polystyrène. En général la plupart attendait la fin de la réunion pour aborder le buffet, mais j’avais vite découvert, à force de fréquenter ce fameux groupe, combien certaines personnes pouvaient être sensibles à quelque chose en apparence aussi insignifiant qu’une boisson chaude en guise de réconfort. C’était là que se situait, à mon avis, la plus grande différence me concernant. J’avais beau répéter à mes parents, mes amis, mon psy que j’allais bien – que j’allais mieux – tout le monde s’obstinait à me répéter d’assister à ce groupe de soutien. Et comme j’étais ce qu’on appelait communément un gentil garçon, j’acceptais de perdre une fois par semaine une heure minimum de mon temps pour écouter des gens parler de leurs traumatismes et des séquelles qui résultaient de leur sortie du coma. Il y avait mieux pour passer la soirée, j’en conviens, mais je le faisais surtout pour rassurer ma mère, qui se faisait un sang d’encre pour moi. La réunion a débuté sans se presser, et j’ai écouté d’une oreille distraite les gens parler de leurs problèmes sans vraiment me sentir concerné par les accès de boulimie ou d’hystérie. Quand le responsable du groupe de parole estime enfin que la réunion a été constructive, tout le monde se lève pour se diriger vers le buffet et je fais de même, histoire de montrer que je suis raisonnable et que je ne plaisante pas avec ma santé psychologique. Au moment où je finis par tendre la main vers une boîte de donuts, quelqu’un s’en empare avant moi. Il s’agit d’une infirmière du service où je me trouvais quand j’étais pensionnaire ici. Zelda. Pas difficile à se rappeler, pour le coup. Elle me sourit. « Selim. Vous êtes de nouveau sur vos deux pieds à ce que je vois. » Je suis presque étonné qu’elle se souvienne de mon prénom, mais j’imagine qu’elle doit être habituée. Après tout je me souviens bien des cartes du restaurant où je bossais avant celui-là. « Eh oui. Il se trouve que je suis plus grand que vous, finalement.» Je désigne son donut d’un geste du menton. « Longue journée ? », je lui demande en souriant.
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MessageSujet: Re: if i lay here would you lie with me   Mar 13 Déc - 21:23

C’était satisfaisant de voir des patients à nouveau debout sur leurs deux pieds. Ça donnait un sens à mon métier. J’avais l’impression d’être utile. Certes, je ne faisais pas ce métier depuis longtemps -en même temps en sortant de la fac en juin je ne pouvais pas avoir fait grand chose- mais ce job me permettait pour la première fois d’être moi-même. Et la question de qui j’étais était un vrai dilemme, quand on regardait la tournure qu’avait prit ma vie. Selim était clairement le genre de patient que j’aimais à penser ; dans le sens professionnel du terme. Il était arrivé dans un sale état : le genre de truc qu’on voit dans Urgences ou Grey’s Anatomy et qui nous fait fermer un oeil tellement c’est dur visuellement. Traumatisme crânien de stade 3, début d'hémorragie interne à l’abdomen. Le genre de truc dont on se remet, mais qui fout quand même les jetons et qui vous fait passer par la case réanimation pendant un petit temps. Alors oui, j’étais contente de voir Selim sur ses deux pieds, parce que j’avais déjà du voir partir certains de mes patients sous un drap blanc, et lui, me faisant clairement plus plaisir.
La bouche pleine de sucre, je ris à sa remarque. Il est tout de suite plus charmant quand il n’a pas la tête momifié ou quand il n’est pas intubé. Du bout de mes doigts, je tente d’enlever le sucre qui s’est amassé tout autour de ma bouche.
« Faites pas le malin, je vous rappelle que je vous ai donné la becquée pendant une semaine. Et puis tout ce qui est petit est mignon je vous dirai. »
Il me faisait alors déculpabilisé d’être arrivé en retard à la réunion. Même si je savais très bien qu’il n’y portait que très peu d’attention, je ne perdrai pas de ma crédibilité avec lui.
« Longue journée ? »
Je soupire avant de tendre mon bras vers la boite de donut, par automatisme. Vide. Je fronce alors les sourcils et avale la dernière bouchée de mon donut.
« Tellement longue qu’une boite de donuts entière ne suffirait pas. On a pas des patients sympa comme vous tous les jours. »
C’est assez bizarre de le vouvoyer alors que je connais le moindre détail à propos de sa santé. Je connais des choses sur lui -et sur tous les autres présents dans cette salle étant passés par mon service dans les six derniers mois- que la plupart des gens ne connaissent pas. 26 ans, 189 cm, 82 kilos, groupe sanguin A+ : je suis plus intime avec lui qu’il ne le sera jamais avec moi.
« J’peux vous tutoyer ? Vous êtes plus mon patient alors bon. »
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MessageSujet: Re: if i lay here would you lie with me   Mar 13 Déc - 21:23

Selim Rosenbach a écrit:
tout riquiqui mais tant pis



« Faites pas le malin, je vous rappelle que je vous ai donné la becquée pendant une semaine. Et puis tout ce qui est petit est mignon je vous dirai. » J’avais peu de souvenirs des premiers jours après mon réveil, tout était perdu dans le brouillard. Mais je me rappelais bien qu'elle avait tenté de me faire sourire en mimant des bruits d'hélicoptère, avant de se rendre compte que ça me faisait mal quand je riais. J'ai bien cru qu'elle allait changer de service tellement elle était mal. « Vous aviez fini par avoir eu gain de cause à force de vous battre avec ma mère », dis-je en riant. Ma mère ne voulait pas quitter la chambre à partir du moment où j’avais ouvert les yeux, au point que les infirmières – dont Zelda – avaient dû déployer des trésors de patience pour qu’elle les laisse travailler en paix. On dit toujours que les médecins sont les plus mauvais patients, mais jongler avec les familles, ça ne doit pas être bien simple à gérer tout le temps non plus. Et ma mère est une crème ! Zelda fixe la boîte de donuts vide. Longue journée, en effet. « Tellement longue qu’une boite de donuts entière ne suffirait pas. On a pas des patients sympa comme vous tous les jours. » Je ris de plus belle. « Vous savez, la restauration c’est pas toujours plus simple. » Certes, on risque moins la vie des gens en leur servant des hamburgers et des salades césars qu’en étant chargé de surveiller leurs pulsations cardiaques. Mais c’est aussi un défi de se rappeler que tel dessert comporte des noix pour éviter qu’un client ne se mette à gonfler de partout et finisse par mourir à vos pieds. Un jour, mon manager a placardé un morceau de journal découpé sur la porte de service, parce qu’il trouvait qu’on ne faisait pas assez attention à ce que nous racontaient les clients. Depuis je vis dans la hantise qu’un truc comme ça me tombe dessus. Ceci dit, le manager peut se réjouir, son numéro dramatique a marché, on est tous beaucoup plus attentifs à ce qu’on nous raconte – et Dieu sait que c’est parfois barbant. « J’peux vous tutoyer ? Vous êtes plus mon patient alors bon. » Elle attend une réponse comme si je peux précisément lui répondre non. « Oui, pas de problème. De toute façon j’ai tout de suite plus envie de vous tutoyer que le vieux dragon qui me sert de psy. » Sans blague, elle me regarde toujours avec un air qui me donne l’impression qu’elle va m’enfermer dans son bureau. J’ai l’impression d’être une friandise et qu’elle va se jeter sur moi. Je me retourne, mon gobelet de café à la main. Des gens ont déjà commencé à partir pendant que d’autres continuent de parler en petits groupes.
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MessageSujet: Re: if i lay here would you lie with me   Mar 13 Déc - 22:03

Selim, c’était pas le genre de physique qu’on voyait passer en réanimation. Généralement, les gens qui se trouvaient être mes patients, avaient la cinquantaine bien entamée, et en était à leur énième crise cardiaque, ou alors étaient des patients en fin de vie, qu’on tentait tant bien que mal de maintenir loin de la lumière. Selim n’était pas resté longtemps, heureusement pour lui, mais il m’avait marqué. Par son histoire, la fragilité qu’il exprimait. Il avait été un moment entre la vie et la mort, un moment trop long pour certains : et il se tenait là, debout devant moi, comme si de rien n’était. Ouais, clairement, on avait pas des cas aussi sympas que Selim Rosenbach tous les jours, des fois, c’était clairement des patients qui allaient bientôt passer de l’autre côté. « Vous aviez fini par avoir eu gain de cause à force de vous battre avec ma mère » Je souris, et rigole. La famille des patients n’était pas chose facile à gérer : parfois, on annonçait de mauvaises nouvelles, d’autres des bonnes, mais c’était aussi des gens avec qui on nouait des liens. La mère Rosenbach avait été au chevet de son fils tous les jours, jusqu’à ce qu’il se réveille. « J’avais raison, je connais mon métier, non mais. » Je lui fais alors un clin d’oeil.
Lorsqu’il finit par dire qu’il travaille dans la restauration, une petite lueur se fait voir au coin de mes yeux. Non, ne commences pas à parler avec ton estomac. Mais mon ventre prend le contrôle de ma bouche. « La restauration ? Intéressant » J’acquiesce en souriant bêtement.
« Oui, pas de problème. De toute façon j’ai tout de suite plus envie de vous tutoyer que le vieux dragon qui me sert de psy. » Je roule les yeux au plafond. « Les psys c’est sympa, j’voulais être psy quand j’étais petite » Gros mensonge, mais mon agent de liaison m’avait toujours dit qu’il fallait que je fasse croire que j’avais toujours voulu bosser dans le social, la santé, et pas raconter qu’effectivement, comme la Pepper que j’étais, j’avais un jour voulu être guitariste professionnelle ou danseuse. C’était Pepper, pas Zelda. « Au pire, si elle ne vous. Te vas pas, j’peux m’improviser psy. Après tout, c’est beaucoup d’écoutes. Et puis je me débrouille bien quand j’anime le groupe de soutien non ? » Même si c’est moi qui l’ai demandé, j’ai du mal à me faire au tutoiement. Je regarde alors la salle qui se vide autour de nous. La densité de personnes présentes ici étaient telles en relation avec le nombre de donuts dans la boite ? Si c’était le cas, my bad. J’observe alors Selim de bas en haut. « Ah en fait, je vois, tu es du genre à t’assoir sur une chaise et attendre que le temps passe. Du coup j’suis sûre que tu sais pas trop si je suis bonne animatrice ou pas. »
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