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 erynn joy oliana earnshaw-lee

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Messages : 126
Date d'inscription : 21/12/2013
Localisation : là où on fait des quiches lorraines
Age : 21

MessageSujet: erynn joy oliana earnshaw-lee   Ven 14 Fév - 17:47

FEAT. NOM DE L'AVATAR
Prénom Prénom NOM

25 ans → Née à Ottawa, Canada le 15/11/1986 → interne en chirurgie
veuve → bisexuelle → membre des workaholics..



And who am i ?

★Quelles sont tes caractéristiques?
→ Erynn est clairement un poids plume. Elle mesure en effet un mètre soixante pour être précis et pèse moins de cinquante kilogrammes. C'est bien évidemment ce que l'on voit en premier.
→ La jeune femme a des cheveux châtains clairs, qu'elle coiffe très rarement. Naturellement lisse, elle n'a pas besoin de se les lisser. Il lui arrive, lorsque l'envie lui prend, de les faire ondulés à l'aide d'une mousse.
→ J.O a de beaux yeux bruns clairs, qu'elle ne maquille pas : par manque de temps et manque d'envie ! "Souffrant" de presbytie, elle est obligé de porter des lunettes pour lire ou travailler, mais elle déteste les porter.
→ Erynn ne suit pas la mode tout simplement car cela ne l’intéresse pas. Elle traine souvent en jogging, elle trouve ça trop confortable pour s'en passer. En temps normal, on peut la voir avec un jean, un tee shirt et un blazer. Elle reste simple dans ses choix de vêtements et évite les talons au maximum. Pour sortir, il peut lui arriver de mettre une robe ou une jupe et peut-être des talons (sa seule paire en passant)
→ Elle se ronge les ongles, étant perpétuellement stressée. Elle a déjà tout essayé : vernis au gout très amer etc. Mais rien n'y fait. En tous les cas, c'est mieux que ce qu'elle faisait lorsqu'elle avait huit ans : elle mangeait ses cheveux.
→ Erynn fume assez souvent, au départ c'était pour s'intégrer dans un groupe au lycée et puis elle y est finalement devenu accro pendant une certaine période. Elle a toujours un paquet de cigarette avec elle même s'il lui arrive de ne pas y toucher pendant un bout de temps.
→ Erynn Joy ne porte aucuns tatouages, mais c'est assez fréquent de la voir avec des dessins sur les bras : ça l'amuse de se dessiner dessus.
→ Elle est allergique aux fruits exotiques (banane, mangue etc.) il lui suffit d'en manger un pour qu'elle se choppe des boutons.
→ La jeune femme porte toujours son alliance, mais au bout d'une petite chaine. Elle commence à paniquer lorsqu'elle ne l'as pas sur elle.
→ Erynn a une peur bleue des animaux domestiques : chiens, chats etc. Elle s'est en effet mordre le doigt par un chihuahua lorsqu'elle avait cinq ans. Elle a une minuscule cicatrice.
→ Elle a fait médecine car Oskar l'a incité, à la base, elle voulait être journaliste. Mais au fil du temps, elle s'est rendu compte que ça l'intéressait.

★Quel est le caractère de ton personnage?
→ Erynn est tout d'abord attachante, le fait est qu'on ne peut pas résister à sa petite bouille. Son petit corps donne l'impression que cette demoiselle est bien fragile et qu'elle a besoin d'un mentor. Que nenni ! Erynn sait se débrouiller toute seule. Elle est d'ailleurs trop autonome d'après ses proches. Dans une relation amoureuse, la demoiselle ne semble pas avoir besoin de son compagnon. Sa phrase, presque mythique : je m'en occupe. Sérieuse, prête à tout pour réussir dans le domaine du travail, la demoiselle fait toujours passé ses études avant sa vie amoureuse par exemple. Et puis de toute façon ! Elle ne croit plus tant que ça aux contes de fées. La princesse et le prince dans un beau château ? Erynn a finit d'y croire le jour où elle a appris le décès de son mari, Oskar. Comme si on pouvait trouver l'amour de sa vie, et vivre jusqu'à la fin à ses côtés. Elle le considère encore comme le seul et l'unique malgré tout. Elle exprime très peu ses émotions, quitte à tout garder pour elle. Elle ne tombe (plus) amoureuse que très rarement et il est bien difficile de lui faire avouer ses sentiments. La jeune femme est d'ailleurs très observatrice et sait -enfin croit qu'elle peut- repérer les idiot(e)s à des kilomètres à la ronde. Il faut d'ailleurs ne pas s'effrayer lorsqu'elle observe avec attention une personne... Ni quand elle a un regard vide.
Têtue comme une mûle, Erynn ne voudra jamais admettre qu'elle a tord. J.O ne revient jamais vers les gens qu'elle aime après une engueulade par exemple, elle a trop de fierté et est bien trop têtue pour faire des excuses : elle préfère les accepter.
Erynn est jalouse, excessivement jalouse. Ce qui lui appartient ne lui appartient qu'à elle. Elle considère d'ailleurs que ses amis sont sa propriété et qu'elle seule à le droit de les avoir. C'est un peu bébête comme raisonnement, mais c'est du Erynn tout craché. Car tous les principes de la canadienne sont un peu bébête.


Well... It's my story...


Veuillez écrire ici l'histoire de votre personnage. 30 Lignes minimum.


my little secret

★Ton prénom ou ton pseudo & ton age → Répondre ici.
★Comment es-tu arrivé(e) ici ? → Répondre ici.
★Ce personnage est-il un double compte ? → Répondre ici.
★Présence sur le forum → Répondre ici.
★Personnage inventé ou scénario ? → Répondre ici.
★Crédit images → Répondre ici.

Mon exemple de RolePlay:
 
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MessageSujet: Re: erynn joy oliana earnshaw-lee   Ven 14 Fév - 17:49

“You're born as an original, don't die as a copy„

« Félicitations monsieur Earnshaw, vous êtes papa d'une petite fille » Il se leva, doucement, encore sous le coup de l'émotion. Ca y est, Edrick était papa. Les neuf mois d'attente étaient terminés. Lui et Judith seraient parents, pour la première fois. La sage femme voyait le jeune papa était tout chamboulé par cette annonce. Le pauvre, il n'avait pas pu assister à l'accouchement : césarienne oblige. Edrick s'avança, lentement, vers la sage femme. Pour être chamboulé, il l'était ! Il ouvrit la bouche, balbutia quelques mots tout d'abord incompréhensible puis arriva à faire une phrase claire. « Une fille vous avez dit ? » Il cligna des yeux une paire de fois. Edrick eut un air encore plus chamboulé. Une fille. Il avait une fille. Il était papa d'une fille : il devait y avoir erreur.« Effectivement monsieur, c'est une petite fille et elle se porte très bien, comme sa maman. » Lui, papa d'une petite fille. « C'était pas comme ça que ça devait se passer, c'était... Enfin ça devait être un garçon. » Ca aurait du être un garçon. Edrick Jr. Non mais lui, papa d'une petite fille ? Impossible. Elever dans une famille de trois garçons, il lui semblait logique d'avoir un garçon, il avait oublier qu'il avait une chance sur deux d'avoir une fille. Non, il ne se voyait pas élever une fille. Une fille, c'était plus fragile, plus émotif qu'un garçon. Avec cette fille, il n'aurait pas la relation père/fils qu'il rêvait d'avoir depuis le jour où Judith lui avait annoncé qu'elle était finalement tombé enceinte. Il ne pourrait pas faire des parties de baseball etc. « Alors j'ai une fille ? »

***


« Tu me la renvoie le plus fort que tu le peux, ok Erynn ? » La petite brunette de quatre ans acquiesça. Elle prit sa batte en main, la tenu aussi fort qu'elle put et fit deux ou trois mouvements, de droite à gauche. C'était sur, Erynn n'était pas comme les autres petites filles de son âge. Elle était généralement vêtue de jogging, de tee-shirt de l'équipe de baseball favorite de son père et de basket. C'était loin d'être la tenue habituelle d'une petite fille. Elle était loin d'être une petite fille habituelle : son père la traitait comme un garçon, évidemment. Judith, sa mère, restait à part, elle laissait son compagnon faire. Elle savait que Edrick avait toujours rêver d'avoir un garçon. Elle savait qu'il était déçu de ne pas en avoir un. Alors elle le laissait faire, elle le laissait transformer sa petite Erynn en petit soldat, en petit garçon.
Elle renvoya la balle, le plus fort qu'elle put, son père l'applaudit. La petite rit. Puis couru vers son père, pour sauter dans ses bras. Il ne la laissa pas faire, lorsqu'elle fut devant lui, il se décala et sourit. Il n'arrivait pas à avoir de contact physique avec son enfant.

***


Elle traversa les couloirs de son collège la tête haute. Comme d'habitude. Elle portait jeans, une paire de basket, et un sweat-shirt qui pouvait cacher les petites formes qu'elle avait. Les cheveux coupés courts, une démarche quelque peu masculine, tout le monde se retournait sur elle : pas pour les raisons habituelles pour lesquelles on se retourne sur une fille. On la regardait parce qu'elle était différente. « Tu crois que Earnshaw est lesbienne ? » C'était une des questions qu'on se posait autour d'elle lorsqu'elle passait. « Earnshaw c'est un mec en fait, j'suis sur ! » On l'appelait Earnshaw, pas Erynn, pas J.O. ou autre. La plupart des gens ne connaissait même pas son prénom. Et puis de toute façon, ils auraient jugé ça bien trop féminin pour elle.
Malgré les remarques, elle ne bronchait pas, elle ne disait rien. A vrai dire, Erynn était solitaire, pendant toute sa période de collège. Pendant tout ce temps, elle se débrouillait toute seule, se plongeait dans son travail, dans le sport aussi puisqu'elle avait intégré un petit club de baseball d'Ottawa. Enfin, une team junior : elle était riquiqui et s'envolait au premier coup de vent, pas la peine de la faire jouer contre des gros durs etc.
Erynn n'en avait rien à faire, d'être un garçon manqué. Les cheveux courts, elle trouvait ça jolie, au final. Elle était à laisse dans ses sweat-shirts et ses baskets, elle faisait un sport qu'elle aimait. Non, ça ne la dérangeait pas d'être seule, au moins, personne ne la dérangeait. Et ça n'aurait jamais changé si un jour, pendant qu'elle lisait, un garçon n'était pas venu lui parler et s'il ne lui avait pas parlé avec le ton le plus doux qu'elle ait jamais entendue. Ca n'aurait jamais changé si ce garçon ne s'était pas assis à côté d'elle et ne lui avait pas dit ce simple mot, ce simple « Salut »


“I Love You. I'm totally and completely in love with you„

« Depuis quand tu te laisses les cheveux poussés Erynn ? » Elle rougit à peine elle entendit la voix de son père résonner dans sa chambre. Elle reposa sa brosse à cheveux sur son lit -ou plutôt elle la jeta- et se retourna vers son père. Elle baissa la tête. Erynn avait les cheveux qui lui arrivait désormais en dessous des oreilles. « Et depuis quand tu te maquilles ? » Erynn leva la tête. Son père s'affolait. Il passa le pas de sa porte pour s'approcher de sa fille, pour la regarder de plus près. Elle s'était fait un très fin d'eye-liner, ainsi que du fard à paupière et du mascara. Cela lui sublimait le visage à vrai dire. Ca lui donnait un petit air, fragile. « Et depuis quand tu te mets à porter les robes de ta mère ?! » Erynn passa ses mains le long de cette petite robe d'été, qu'elle avait piqué dans le dressing de Judith. Elle lui allait bien, à vrai dire. Elle se tourna dans le miroir, pour se regarder un peu, s'admirer un peu. Le visage de son père se colla aussitôt à côté de son reflet. Elle baissa la tête. Comme si elle se sentait coupable. Coupable d'être féminine, ou du moins d'essayer de l'être. Son père, lui, avait l'impression de perdre l'image du garçon qu'il avait collé à sa fille. « Y a un garçon derrière tout ça, hein ?! » Il s'assit sur le lit de J.O. La jeune fille s'assit elle aussi sur son lit, à côté de son père. Elle continua de se regarde dans le miroir : elle se questionnait sur sa coupe de cheveux, si elle devait encore les laisser pousser ou bien les boucler. Elle ne répondait pas à son père, elle savait qu'il était un peu déçue de la voir changer, presque du jour au lendemain. « Il s'appelle Oskar, papa. » Il leva sa tête. Rouge de colère, de voir sa fille changer. Edrick se leva, regarda encore une fois sa fille, féminine, pour une fois et partit, en claquant la porte. Erynn se leva à nouveau, pour se regarder dans le miroir. Puis elle dit, comme s'il pouvait l'entendre « C'est pour Oskar que je fais ça papa. »

***


A vrai dire, quand Erynn était arrivée au lycée, elle avait changé : elle avait les cheveux jusqu'aux épaules, elle mettait un peu de mascara, portant certes toujours des jeans, mais ne se cachait plus sous des gros sweat-shirts que son père lui achetait. Ce changement avait eu lieu pendant les vacances et pour tout dire, personne ne l'avait reconnue, sauf lui « Mais... Earnshaw, t'as fais quoi ? » Dit-il en s’asseyant à côté d'elle en classe. Il eut un petit rire, gêné. Elle ne dit rien, elle fronça les sourcils. « Tu ne me dis même pas que je suis jolie ? » Elle tourna la tête, déçue. J.O entendit les gens parler, chuchoter : à propos d'elle. Pour ne pas changer. « Mais tu as toujours été belle Erynn, je vois pas pourquoi tu... t'as fais tout ça Earnshaw. » Elle soupira, et agita sa tête de gauche à droite : non, il lui mentait. Avant, elle était un vrai garçon manqué, on ne pouvait que deviner qu'elle était une fille. D'un côté, il ne pouvait pas deviner qu'elle avait changer pour lui plaire.
Elle laissa trainer ses oreilles, pour écouter un peu ce qu'il se disait sur elle. Ca pouvait aller de : « Impossible que ça soit Earnshaw » à « Maintenant, elle est potable. » Cela la touchait un peu : elle n'était plus Earnshaw la pseudo lesbienne ou Earnshaw qui était en fait un garçon. Elle avait eu raison de changer : de devenir féminine, quitte à décevoir son père et à se rapprocher de sa mère. « T'es dégueulasse Oskar, entre amis on se fait des compliments non ? Tu pourrais au moins me faire toute une éloge ou je sais pas quoi ?! » Effectivement, ils étaient amis, effectivement, c'était le seul ami d'Erynn. Le seul qui l'avait accepté, comme elle était, avant. Il se tourna vers elle. Il la trouvait belle, franchement. Il aimait son petit regard, sa timidité, enfin, son semblant de timidité. Il la trouvait agréable à regarder. « Mais pourquoi t'as changé Earnshaw ? » Elle rit. Pour lui au final, elle ne serait que Earnshaw, toujours Earnshaw, jamais Erynn. Même les personnes qui pouvaient la critiquer au par avant, commençaient à dire Erynn, elle l'entendait. « Mais si c'est ce que tu veux entendre, tu es vraiment belle comme ça Earnshaw, super jolie, à tomber, à croquer, et je suis sincère ! » Erynn lui sourit, et rit en même temps. Son coeur battait plus fort que jamais : car la personne pour qui elle avait des sentiments, la personne qui avait été son seul ami cette dernière année, lui avait enfin dit qu'elle était jolie : qu'elle pouvait déjà lui plaire physiquement.

***


Erynn était devenue féminine. Elle allait même jusqu'à mettre des talons, et des jupes. Même elle, trouvait qu'elle en faisait trop. Après tout, ce n'était plus la Erynn Joy Oliana Earnshaw originelle. Elle avait désormais d'autres amis : comme quoi on jugeait les gens au physique. Elle était avec une amie, une certaine Emma. Eynn traversait alors les couloirs de son lycée, tranquillement, comme d'habitude, avec sa nouvelle amie. Et là, il arriva, comme une fusée. « Earnshaw, maintenant tu vas m'expliquer à quoi tu joues ! Que tu changes physiquement, ok, c'est le maximum que je puisse tolérer. Mais les jupes, les talons, c'est pas MA Erynn Earnshaw. Et encore moins depuis que tu traines avec tes petites pétasses superficielles. Et là, je vois quoi ? Tu t'es inscrite dans l'équipe des Cheerleaders ? Mais c'est quoi ton but Erynn : devenir la reine du lycée ? En faire baver aux autres comme ils t'en ont fait baver ? » Erynn s'approcha d'Oskar, l'air intriguée. Emma ayant eu presque peur du garçon, s'écarta, discrètement. Il était en colère, elle le voyait, elle le devinait très bien. Elle le connaissait, par cœur presque. Mais pourquoi ne voyait-il pas qu'elle avait changé pour lui, pour qu'elle soit comme tout le monde, pour qu'elle soit désirable et qu'elle le soit encore plus pour lui ? Erynn ne voulait pas être une simple amie : il ne l'avait jamais vraiment été, à ses yeux. C'était la première personne qui lui avait parlé normalement, la première personne qui avait vraiment fait attention à elle. Elle était amoureuse de lui, presque depuis le début. « Tu sais ce que je fais Oskar ? Je fais comme tout le monde, je rentre dans les normes. Je m'intègre. » Oskar lui lançait le plus noir des regards, le plus méchant qu'elle avait jamais vu. Erynn était elle aussi en colère. C'était le petit bout d'un mètre soixante, même pas, contre le géant d'un mètre quatre vingt-cinq. « Tu me déçois Erynn. Tout ce que tu fais depuis le début de l'année ne fait que me décevoir. » Elle avait les larmes aux yeux, les lèvres retroussées, les poings serrés, les jambes tendues comme des pics, comme si ses jambes étaient collées au sol. Erynn retenait un bon paquet d'insulte entre ses dents.
Un petit groupe entourait désormais Erynn Earnshaw & Oskar Lee. Ils n'avaient jamais vu la petite brune aussi énervée, en même temps, ils ne l'avaient vraiment observé qu'au début de l'année. Elle devenait rouge de colère. « Dis moi que tu es stupide pour ne pas comprendre pourquoi je fais tout ça. En partie c'est pour m'intégrer oui. Mais réfléchis, fais fonctionner ton cerveau Lee. Demande toi plutôt pour qui et non pourquoi j'ai changé. Pour qui j'ai commencé à prêter attention à mon apparence, pour qui j'ai essayé de devenir comme tout le monde ? » Finalement, les larmes ruisselèrent sur les joues de la jeune femme. « C'est parce que je t'aime Oskar, depuis le début. Je suis totalement raide dingue de toi, j'ai changé pour toi. Je me fiche totalement de ce que les gens peuvent penser de moi. Je me fiche totalement de ce que tu peux penser de moi maintenant. » On aurait dit une pile électrique. « Je t'aime Oskar, maintenant c'est dis. »
Il la regarda, de haut en bas, de droite à gauche, puis plongea son regard dans les yeux d'Erynn. Et là, il prit son petit visage entre ses grandes mains et l'embrassa. Elle avait tout dit, elle avait tout avouer : il n'y avait rien à rajouter de plus d'après lui.

***


« On fait pas de bêtises là ? » Erynn commençait à paniquer, comme jamais. Son cœur battait plus vite que jamais, elle avait l'impression que d'un moment à l'autre son cœur allait la lâcher. Elle était accroché au bras d'Oskar comme si c'était la seule chose à laquelle elle pouvait s'accrocher afin de rester debout. « Je te promets que non. Nous avons nos diplômes, nous sommes majeurs, on peut faire à peu près ce qu'on veut de nos vies ? » Elle leva les yeux au ciel. C'est qu'il avait des arguments. Et puis malgré tout cela ne la dérangeait pas. Elle l'aimait après tout. « Et on fera quoi de notre vie ? On va vivre chez tes parents dans ta petite chambre d'ado ou quoi ? » Il rit. Non, Oskar avait de bien plus grands projets, de bien plus beaux projets. En même temps, Erynn méritait ce qu'il y avait de mieux. Il la regarda dans les yeux, puis lui caressa les joues : lui était ce qu'il y avait de plus calme. « On partira à New-York. on prendra un studio, je ferais des études de droits et toi de médecine. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... » Erynn rit, puis se mit sur la pointe des pieds afin de déposer un baiser sur les lèvres d'Oskar. C'était la personne qui la rendait heureuse, qui la maintenait en vie, depuis maintenant deux ans. C'était pour lui qu'elle était passé du garçon manqué à la fille féminine que tout le monde enviait à Oskar. « Et l'argent poussera sur les arbres ? C'est pas comme si on faisait ça dans le dos de mon père et qu'on ne peut donc plus rien espérer de mes parents, hein ! » Son père, à qui elle n'adressait plus que des bonjour, ou des au revoir depuis quelque temps. Il n'avait pas supporter de voir Erynn grandir, ou plutôt de devenir une femme. « Mes parents chérie. Ils t'apprécient et ils t'acceptent, eux. » Et ils s'avancèrent quand on appela leurs noms. C'était assez bizarre de faire la queue pour ça « J'y crois pas, Las Vegas. Ça fait un peu cliché, non ? » Erynn rit à ses propres paroles. Elle en oubliait de rester sérieuse. Ils arrivèrent au bout de l'allée, se prirent les mains et se regardèrent dans les yeux. « T'en es sûre ? » Elle lui sourit. « Aussi sûre que je t'aime »
« Nous sommes ici présents pour célébrer l'union de » Le pseudo-prêtre eut un blanc et se tourna vers Erynn, vêtue d'une belle robe blanche, qu'elle avait payé une poignée de dollars dans une boutique du coin, ses cheveux étaient lâchés, ondulés. Elle était tout simplement sublime. « Erynn Joy Oliana Earnshaw » Elle sourit. « et de » Oskar regarda attentivement Erynn, il ne serait jamais aussi parfait qu'elle, il ne la mériterait jamais. Il portait le costard qu'il portait habituellement lors des mariages et des enterrements. Il avait fait un effort et avait essayer de dompter ses cheveux blonds. « Oskar Andrew Lee » Le prêtre continua son blabla. Pendant ce temps, Oskar glissa à Erynn tendrement, encore plus tendrement que la première fois où il lui avait adressé la parole « C'est fini Earnshaw, bientôt je vais devoir t'appeler Lee. »


“Never say never, Always keep faith and all always will be Better„

« Madame Lee ? » Erynn venait de rentrer de l'université. Elle était désormais en quatrième année de médecine, elle avait désormais vingt trois ans. La jeune femme avait eu de la chance : elle était arrivé au studio au bon moment, sinon elle aurait raté ce coup de téléphone. « En effet, c'est bien moi. » Voilà quatre années, quatre merveilles années qu'elle était madame Lee. Quatre fabuleuses années où elle n'avait de cesse de montrer fièrement son alliance qu'elle portait à l'annulaire gauche. Quatre ans qu'elle était à New York et qu'elle vivait dans ce petit studio à Brooklyn. « Ici le Richmond Medical Center » Erynn prit aussitôt une chaise, quelque chose pour se poser. il s'était passer quelque chose, elle ne savait pas quoi, mais il s'était passé quelque chose, ils n'allaient pas appeler pour faire un sondage c'était sûr. A moins que ? Ils auraient au moins pu prendre la peine de venir chez elle s'ils avaient quelque chose à lui annoncer. « Madame il est arrivé quelque chose de grave » Elle ne dit rien, elle attendait la suite, comme si elle attendait son jugement. Qu'était-il arrivé ? A qui était-ce arrivé ? Son cœur allait lâcher, c'était comme si elle allait exploser. « Madame votre mari a eu un accident de voiture, entre quinze et seize heures aujourd'hui. » Elle ne laissa échapper aucun mots, juste un petit bruit dans le genre « Hun hun » pour faire comprendre à son interlocuteur qu'elle était toujours au bout du fil. Elle regarda sa montre : il était seize heures trente. Oskar avait eu un accident de voiture il y avait de cela une heure à peu près. Ils auraient du la prévenir avant. « Madame, votre mari est décédé lorsque nous le transportions vers le centre. » Les larmes coulèrent le long de son visage, elle pleurait, en silence. Elle ne dit rien les deux premières minutes. Elle ne broncha pas. Erynn avait les mains coller contre sa bouche, les yeux remplient de larmes, le corps entier qui tremblait.
Elle avait envie de se jeter de la fenêtre de son appartement, ou bien de monter en haut de son immeuble, de crier sur le monde entier. Erynn en voulait à la terre entière. On lui avait pris sa raison de vivre, l'amour de sa vie. On lui avait retiré ce qu'elle avait de plus cher. On lui avait pris sa moitié. C'était comme si, d'un coup, on lui avait retiré une partie d'elle.

***


« Tu tiendras le coup Erynn ? » Elle se resservie en pâtes et en poulets puis partie s'assoir à sur le canapé. Elle détestait ça. Elle détestait les enterrements, elle détestait devoir porter du noir, elle détestait voir la pitié que les gens lui portaient. Erynn détestait ça : les gens qui s'amassaient autour de son cercueil, pour le regarder, une dernière fois. Elle détestait les voir venir vers elle pour lui dire toujours la même chose « Désolé » comme si c'était leur faute. Comme si c'était à cause d'eux qu'elle avait perdue ce qui la maintenait en vie. Erynn ne s'était même pas approchée du cercueil de son mari. Elle ne voulait pas le voir comme ça : immobile. Elle ne voulait pas admettre qu'il était mort, qu'il ne lui sourirait plus jamais, qu'il ne la ferait plus rire ou bien qu'il ne la prendrait plus jamais dans ses bras en lui disant qu'il l'aimait. Elle restait assise, loin du cercueil, comme ça elle ne le verrait pas.
« Erynn, je... Chérie, je suis là pour toi » Elle leva la tête, c'était tellement différent de toutes les condoléances qu'elle entendait depuis ce matin. Cette voix, c'était une voix qu'elle n'avait pas entendue depuis plusieurs années. C'était une voix qu'elle avait trop peu entendu ces derniers temps. C'était la voix du second homme de sa vie. C'était la voix de son père. Erynn posa son assiette, et se mit face à son père. Les larmes ruisselaient le long de ses petites joues. « Papa ! » La jeune femme sauta alors dans les bras de son père, avec lui elle tiendrait le coup, c'était sur.
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